mahigan lepage_bio

notice bio, portraits & chronologie trouée


9 septembre 2011

1. Petite notice

Né en 1980, Mahigan Lepage a grandi en Gaspésie. Il a habité en Outaouais et dans le Bas-Saint-Laurent. De 2000 à 2010, il étudie la littérature à Montréal et séjourne plusieurs fois en France : fin-2010, il obtient son doctorat en cotutelle de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université de Poitiers. En 2007, il amorce une pratique du récit qui deviendra première. Il a publié : Relief (éd. du Noroît, prix Émile-Nelligan), La science des lichens (éd. publie.net/publie.papier), Vers l’Ouest et Coulées (éd. publie.net/Mémoire d’encrier). Il construit depuis 2008 un espace personnel de création et d’expression web, Le dernier des Mahigan. Il fait aussi partie du comité éditorial des éditions numériques publie.net. Depuis juin 2012, il vit et voyage en Asie.

2.Portraits

Pour les médias, blogs, bibliothèques, ou toutes autres formes de médiation littéraire, les photos suivantes sont libres d’utilisation, à condition d’indiquer le nom de la photographe : "photo © Anna Lupien".

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3. Chronologie trouée

1980. Naissance à Campbellton, au Nouveau-Brunswick ; grandi à L’Ascension-de-Patapédia, en Gaspésie, à l’extrême est du Québec, sur ce qu’on appelle les Plateaux : villages et rangs relégués sur des replains de montagnes au-dessus de rivières à saumons jalonnées de camps de pêche américains. Lieux colonisés dans les années 1930 par des défricheurs, des bûcherons, puis fin-70 par des jeunes aux moeurs libres participant du mouvement de « retour à la terre ». Enfance sur une ferme de chevaux de trait dans le rang Pin rouge, au bout duquel il n’y avait plus rien - que des chemins de bois.


1991-1996. Première moitié d’adolescence en Outaouais, à l’extrême ouest du Québec, dans le canton de Lochaber, près de Thurso ; années d’esseulement. Rêveries, fantasmes, télé (pétrification), BD (identification au Philémon de Fred, perdu comme moi sur la ferme du père, et rêvant). Premières lectures longues : Jules Verne. Puis excès, révoltes.


1995-2000. Deuxième moitié d’adolescence au Bic, près de Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent. Découverte d’une camaraderie véritable. Première expérience de théâtre ; échappée vers l’Ouest après le secondaire, puis retour pour deux ans d’études en Arts et lettres profil théâtre au Cégep de Rimouski. Lire Crime et châtiment de Dostoïevski alors qu’on est soi-même, comme Raskolnikov, un étudiant (relu plusieurs fois depuis).


2000. Déménagement à Montréal. Études de baccalauréat en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal. Précarité, petits boulots (sondeur, peintre en bâtiment, plongeur, livreur...). Lecture de quelques grands auteurs (Proust, Michon...) ; beaucoup de théorie, littéraire et autre.


2004-2006. Maîtrise en études littéraires ; mémoire autour du rapport biographie/phographie chez Pierre Michon, Jérôme Prieur et Michel Schneider. Premier séjour en France, à Lille. Découverte de Paris, Londres, Amsterdam, Venise...


2006. Commence doctorat en cotutelle entre l’UQAM et l’Université de Poitiers (direction : Robert Dion et Denis Mellier). Premier séjour à Poitiers à l’automne 2006 : difficulté à définir sujet de thèse ; incapacité à aborder le travail depuis la théorie. Amorce d’un virage vers la pratique de la littérature. Décide de m’affronter aux textes de François Bon sans a priori théorique, en partant de l’intérieur. Simultanément : commence à mijoter projet de ce qui deviendra Relief.


2007-2008. En septembre 2007, examen doctoral ; distance s’accroît par rapport à approche savante de la littérature. Début de l’écriture de Relief, quelques jours avant de m’envoler pour Paris où je passerai un an ; texte terminé pendant l’hiver dans appartement du 19e arrondissement. À Paris cette année-là : lecture intensive de littérature et de philosophie ; retour à la base, aux grands. Voyage d’un mois au Népal, dont découlera Carnet du Népal. Sauts de puce à Berlin, à Barcelone... Mi-juillet 2009, quelques jours avant de rentrer à Montréal, commence la rédaction de Coulées, un ensemble de cinq paysages autobiographiques, premier jet terminé fin août à Montréal.


2008-2009. Année de flottement, dans l’incapacité à commencer une bonne fois la rédaction de la thèse. Écriture de Moulin, pièce de théâtre pour trois acteurs. Travail au sein d’un groupe de recherche à l’UQAM. Début de l’expérience blog Le Dernier des Mahigan. Réécritures successives et insatisfaisantes de Coulées. Premier brouillon de thèse, trop radicalement libre. Dernier séjour doctoral à Paris à l’été 2009 : toujours aucune page de thèse rédigée ; doutes ; voyage au Maroc. Retour à Montréal.


2009-2010. Commence enfin la rédaction de la thèse, qui s’étalera d’août à août. Premières expériences d’enseignement comme chargé de cours à l’UQAM. Rencontres fréquentes avec François Bon, en séjour au Québec : il m’accompagne dans une nouvelle réécriture de Coulées, qui est désormais un triptyque, et demande à voir les chapitres rejetés, en sauve un de la corbeille : Vers l’Ouest. Création et direction d’une collection chez publie.net qui deviendra « Décentrements ». Juillet : séjour en Uruguay. Août : fin de la rédaction de la thèse ; dépôt. Fin-novembre : soutenance, réussie. Contrecoup : mi-décembre, rédaction éclair, sur 36 heures, de La science des lichens.


Hiver 2011. Parution de mon « premier » texte, Relief, aux éditions du Noroît à Montréal. Début de recherches postdoctorales autour du mouvement dans le récit contemporain à l’Université Laval à Québec (supervision : René Audet). Ultime réécriture de Coulées. Mars : présentation de Moulin au théâtre Ste-Catherine à Montréal.


Été 2011. Voyage dans l’Ouest canadien, quatorze ans après premier séjour. Rénovation du site mahigan.ca en Spip.


Automne 2011. Parution de Vers l’Ouest en version papier chez Mémoire d’encrier à Montréal. Lancement de la série Autochromes. Avancement d’un long récit (tenu secret pour l’instant)...


Hiver 2012. Décide de partir en Asie au printemps. Organisation, avec René Audet, de l’atelier Les moyens du récit contemporain qui se tiendra à Québec les 16 et 17 mai 2012.


Printemps 2012. Parution de Coulées chez Mémoire d’encrier. Bouclage de la série Autochromes. Reçois le prix Émile-Nelligan pour Relief. Deux jours plus tard (le 13 juin), départ pour l’Asie. Le 15 juin, arrivée à Bangkok.


Été et automne 2012. Exploration de l’Asie du Sud-Est. D’abord Ko Phangan, Ko Tao, Bangkok, la Birmanie, puis j’établis ma base à Chiang Mai, dans le Nord de la Thaïlande. En septembre, boucle Laos-Vietnam-Cambodge : descente du Mékong jusqu’à Luang Prabang, vol jusqu’à Hanoi, descente en bus jusqu’à Saigon, puis Phnom Penh, Angkor... Atteint de la dengue, hospitalisé deux jours à Siem Reap (proche Angkor). Retour Chiang Mai.


Tournant 2013. Départ à destination de Ko Chang (île au Sud-Est de la Thaïlande), puis vol Bangkok-Singapour et retour par train via Kuala Lumpur et Penang (Malaisie).


Mars-avril 2013. Parenthèse de dix jours en Colombie-Britannique pour une tournée de conférences subventionnée par l’Association internationale des études québécoises (AIEQ). Retour en Asie, où je reçois la nouvelle d’une bourse d’écriture du Conseil des arts du Canada — nouvelle reçue avec un an de décalage — pour un projet d’écriture web autour des mégapoles asiatiques, ce qui annonce un prolongement d’au moins un an de séjour en Asie, et des voyages aux Philippines, en Indonésie, en Chine et en Inde.


Mai-Juin 2013. Voyage d’un mois aux Philippines et en Indonésie pour le projet "mégapoles d’Asie".


Juillet 2013. Retour au Québec trois semaines avant de revenir en Asie pour un an ou plus.


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publié par Mahigan Lepage
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dernière mise à jour le 14 mai 2013
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